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Les nouvelles d'octobre 2022

Les dons grâce à l'arrondi sur salaire


Il y a un an, nous avons monté un dossier pour faire partie des associations référencées par Sossialy (un site qui fait du don sur salaire, principalement). Une année durant, nous avons alimenté notre page régulièrement jusqu'à ce que, au mois de juin, cela porte ses fruits : quatre donateurs de tous les coins de France nous font désormais confiance, mois après mois.


Les petites rivières font les grands fleuves !


Peut-être que votre entreprise est affiliée à Sossialy. Si c’est le cas, n’hésitez pas à parler de Passerelle autour de vous. Et si elle ne l’est pas, pourquoi ne pas en parler au service concerné ?


Les marchés de Noël


Comme chaque année, nous participons à des marchés de Noël dans la région. Cette fois, nous allons en faire 4 :


  • Les 2-3-4 décembre, nous serons à Montbonnot (38) ;

  • Les 10 et 11 décembre, nous serons à Morestel (38) ;

  • Le 16 et 17 décembre, nous serons à Saint-Félix (74) ;

  • Le 13 et le 15 décembre, nous serons à Saint-Martin-le-Vinoux (38).

N’hésitez pas à venir nous rencontrer lors de ces marchés de Noël.


Et si vous avez un petit peu de temps disponible, nous serions contents que vous puissiez nous donner un petit coup de main pour tenir le stand (bien sûr pas tout seul) sur un de ces différents lieux. N’hésitez pas à nous contacter, soit par mail (web@passerelle-ethiopie.org), soit par téléphone au 06 42 76 69 74 (Béatrice Bergeron) ou 06 83 01 91 50 (Brigitte Renaud).


Encore du théâtre, toujours du théâtre


La troupe de Martine Ribeaud donne deux nouvelles représentations au profit de Passerelle:

  • Le samedi 22 octobre à 20h dans la salle du carré d’Ars à Le Pin (38), non loin de Charavines ;

  • Le samedi 26 novembre à 20h dans la salle des fêtes de Bourgneuf (73).

Bref, du rire pour éclairer les enfants de là-bas, des bons mots pour nous changer les idées, encore et toujours : la compagnie Les Petites Pièces montées est de retour !




Des nouvelles de là-bas


Un été bien rempli, on ne s’ennuie pas à Burayu !

Le centre de formation et de production professionnelle de l'orphelinat du Burayu (BOVTPC) a organisé cet été différentes activités, permettant aux enfants de passer de bonnes vacances, de développer leur potentiel intellectuel et artistique, leur sens du collectif, dans l'objectif de les rendre plus attentifs dans le cadre d’un processus de socialisation.




Comme d'habitude, toutes les activités impliquant des enfants sont principalement animées par les aînés, le tout chapeauté par les services sociaux.


Évoluer dans un cadre agréable et personnalisé pour se sentir bien !


Tout commence par le nettoyage de la cour et de l’aire de jeux, puis viennent les plantations d’arbres et de fleurs.

Un groupe d’enfants s’adonnent aux activités artistiques, dessins, atelier d’écriture de poèmes, réalisation de sculptures en bois et en papiers de couleur, théâtre, danses modernes.



Développer l’esprit d’équipe !

D’autres enfants développent l’esprit d’équipe en s’affrontant sur le terrain, foot, volley, jeux de raquettes, tennis et ping-pong.


Respect de chacun !

D’autres plus solitaires font du vélo. Il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts !

Ayons une pensée pour les enfants qui ont rencontré des problèmes de santé multiples, du plus bénin au plus grave. Heureusement, certains enfants se sont rétablis ; pour les autres, les suivis médicaux permettent de voir une amélioration de leur état de santé.


Des nouvelles d'ici : la Rando 2022



La randonnée Passerelle de cette année se présentait bien, sans virus masqué et sans orage menaçant : les membres du CA très motivés étaient tous là (pour certains, depuis la veille au bénéfice d'une nuit sous tente ; pour les autres, sur « le pied de guerre » dès six heures du matin !).


Et pourtant, quelle déception ! Mis à part les proches du CA et 4 familles Passerelle (sur 370), aucun autre membre de l’association ! Même en cherchant bien, à la buvette ou au stand des produits artisanaux, même caché derrière un âne, on n’en a pas trouvé !




Heureusement pour les enfants de Burayu, si loin de nous, il y avait les randonneurs venus des quatre coins du département pour marcher, notamment, sur « l’étroit sentier de l’obscure vallée », selon les mots de Lamartine et pour découvrir le magnifique château de Pupetières dont la rénovation fut confiée à Viollet-le-Duc. Pour guider les marcheurs et les curieux, un itinéraire complet et interactif avait été concocté.


Une journée sympathique et conviviale, qui laisse, néanmoins, un goût d'inachevé. À tel enseigne que nous avons déjà commencé à imaginer un programme dans l'espoir d'attirer la grande famille de Passerelle : quelque chose directement lié à l'Éthiopie. À suivre !


Le café d’Éthiopie, une tradition inventée.


La découverte du café et de l’origine de son usage se perdent dans les légendes et les traditions. Cependant, c’est sur les hautes terres de l’est et du sud de l’Éthiopie qu’il pousse de façon sauvage. Le caféier est endémique dans les forêts de plusieurs régions d’Éthiopie, et l’on peut encore y observer les caféiers géants, arbres d’une douzaine de mètres de haut. C’est Carl Linné, à la suite de Jussieu, qui a catalogué le Coffea Arabica, originaire d’Éthiopie en 1753, dans la famille des rubiacées. Les pérégrinations du grain de café, depuis les rivages de la Mer Rouge jusqu’en Europe, sont assez bien documentées, tout comme l’étymologie kahwa de notre mot « café ». C’est ainsi que l’on appelait le café au Yémen, d’où il partit à la conquête du monde.


Certains ont voulu voir dans Käfa, nom d’une province d’Éthiopie, l’origine des mots « café », « coffee », « caffè », « Kafe », etc. En amharique, le café se dit bunna. L’Éthiopie est sans doute la seule région du monde où le grain n’est pas désigné par un mot s’apparentant au kahwa arabe, sans doute précisément parce que le café est originaire des hautes terres d’Éthiopie et que le mot arabe dériverait du nom de cette province éthiopienne, par ailleurs toujours productrice de café, et dont provenait les premières baies arrivées du Yémen.


Selon les traditions éthiopiennes, les premiers à avoir consommé les baies étaient des religieux qui en faisaient usage pour faciliter les veillées de prières. Toutefois, nous ignorons de quelle manière ils préparaient leur breuvage. En revanche, la façon dont les Éthiopiens mettent actuellement le café en scène, en matinée ou dans l’après-midi, si le moment est digne d’être souligné et prolongé, sera l’occasion d’une « cérémonie du café ».


Pour marquer le début de la cérémonie du café, une gerbe de papyrus ou d’herbes est défaite et jetée à même le sol au centre de la maison. La maîtresse de maison ou l’officiante s’assoit sur un tabouret bas face aux convives. Devant elle, disposés sur l’herbe : un plateau en bois à pieds (ou sous forme de coffret rectangulaire), le räkäbot, et deux braseros chargés de charbon de bois ; un des deux est couvert d’une plaque métallique pour rôtir les grains. Seule la quantité de grains verts nécessaire à l’occasion sera préparée ; le café n’est jamais torréfié à l’avance. Quand les grains seront jugés suffisamment rôtis, l’officiante se lève, la plaque métallique à la main, et passe auprès de chacun des convives afin que tous profitent de l’arôme du café fraichement torréfié. Cela indique qu’il s’agit bien d’un café nouveau, spécialement torréfié pour l’occasion, mais la fumigation n’est pas dépourvue de vertus apotropaïques (qualifie ce qui vise à conjurer le mauvais sort et à détourner vers quelqu’un d’autre les influences maléfiques).


Alors qu’elle dispose une cafetière en terre cuite à long cou étroit, la gäbäna, remplie d’eau sur le même brasero, la maîtresse de cérémonie verse la totalité des grains grillés dans un mortier en bois et, toujours assise, broie le café à l’aide d’un pilon. Le second brasero reçoit par vagues successives des pincées de poudre d’encens, ou d’autres résines, afin de purifier et d’embaumer l’air. Lorsque l’eau entre en ébullition, la poudre de café est versée dans la cafetière qui est ainsi mise à mijoter. Le second brasero a entretemps reçu la même plaque métallique, mais cette fois chargée de maïs soufflé salé, parfois épicé. La première poignée de maïs est offerte aux herbes sur le sol, pour représenter les fleurs de la prairie. Plus d’une heure est passée depuis le début. Le café est maintenant prêt pour être servi dans de petites tasses sans anses, et le service sera renouvelé ainsi deux fois.


Dans les villages comme dans les villes, les azmari vont de maison en maison, accompagnant leurs chants de mélodies tirées du mäsinqo, une vièle monocorde dont ces troubadours jouent avec un archet. Très populaires et issus d’une tradition ancienne, ces troubadours, les azmari, vont de place en place, chantant des mélodies traditionnelles, connues par tous, ou encore improvisent des chants sur l’une ou l’autre personne présente, ou commentent un évènement récent marquant, toujours en musique. Les azmari officient parfois à deux ou trois, accompagnés d’une chanteuse. Chants et danses se mêlent alors.


Cette cérémonie ainsi décrite n’est pas « traditionnelle » dans la mesure où il s’agit d’une invention du XXe siècle. Pendant longtemps, la consommation de café en Éthiopie fut l’apanage des musulmans alors que l’Église éthiopienne en interdisait l’usage à ses fidèles.


S’il est impossible de fixer les origines de la consommation du café, différentes traditions locales continuent d’exister. Les Éthiopiens des hautes terres, dont la cérémonie du café vient d’être évoquée, ne sont pas les seuls consommateurs traditionnels en Éthiopie. Les Wäyto, qui vivent de la pêche et de la collecte du bois sur les rivages et îlots du lac Tana, consomment le café sous forme d’infusion de la gangue de la fève ou des feuilles afin de ne pas se priver du bénéfice des grains vendus sur les marchés. Les Hamar, dans le sud de l’Éthiopie, consomment les baies vertes, simplement écrasées, donc non torréfiées, dans une infusion chaude, servie dans une large calebasse.

Source : Éthiopie, une histoire, vingt siècles de construction nationale, Serge Dewel, Éditions l'Harmattan, « Études africaines », Série Histoire.


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